Elle renvoie tour à tour à notre finitude, notre dispersion dans l’extériorité et notre échappement à nous-mçme.
S’interroger sur cette notion, en en évacuant les références romantiques, ce sera donc faire l’expérience paradoxale d’un inachevé inachevable :
non seulement on ne pourra parvenir à un ordre stable, mais encore plus, il ne naîtra pas d’ordre du chaos.
Nos pérégrinations feront se rencontrer des objets non-identifiés (ce qu’est la ruine) volants, archéologiques, urbains, ornementaux…
Parures chimériques pour scénarisations postindustrielles.
À partir d’empreintes, de traces et de collectes, l’élaboration de fictions (fingere=faire) sera réinscrite dans une pratique
de la rencontre où le non-prescrit et l’attention à la forme iront de pair. Que cela se fasse par l’élaboration de bijoux ou d’éditions
n’en sera qu’une dérivation fortuite ; puisse notre voyage être long comme l’effilochement des nuages agités par trop de hauteur,
cristaux de mémoire en suspension dans les filaments que dispersent les vents vagabonds.