Il croyait à des ruines, à un monde qui ne serait pas venu.
S’entrechoquent les souvenirs épars, restes de rêves enfouis comme des pierres aux signes indéchiffrables.
Il voyait dans ces vestiges un temps au delà des images, il lui semblait que les époques s’entrechoquaient comme des univers en gestation.
Ces traces informulées lui parurent être la source même des souvenirs.
Il s’avança, ramassa ces objets qui portaient en eux la trace de leur propre effacement.
Un amas de possibles s’offrait alors à l’endroit même où il avait cru que se perdait tout espoir d’un sens.
Pourquoi s’acharner à se recréer à Les corps mécanisés traçaient de fantomatiques silhouettes postmodernes,
dessinaient des halos persistants dans l’obscurité.
Il se mit à rassembler les signes et entreprit l’archéologie d’un ailleurs.
Le passé s’ouvrait dans l’avenir des fragments à réunir, la matière chargée de mémoire remontait dans ce qu’il tenait pour l’évidence.
Autour de lui les choses commençaient à osciller, le non-identifié montait dans les apparences. Il partit alors à la collecte de sa propre personne.