Les arbres s’inclinaient contre la houle nocturne, d’un même grand balancement le poteau effilochait
les nuages amers et l’ailleurs de ce qui se jouait là-bas, dans les replis des vagues phosphorescentes
de ce que l’on nomme le temps. Il sentait que sa posture se trouvait modifiée par la présence de ces obliques,
un déséquilibre comme ces précaires édifices jonchant les berges d’asphalte. Deux directions similaires
se mêlaient à ses songes tâchés de brumes.